Lanceurs d’alerte : la Côte d’Ivoire engage une réforme structurante pour renforcer la gouvernance et la transparence
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Ce mardi 24 mars 2026, à la salle de conférence de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG), s’est tenue la cérémonie d’ouverture de l’atelier d’élaboration de l’avant-projet de loi et du guide sur les lanceurs d’alerte, présidée par le Président de l’institution, Zoro Bi Ballo Épiphane.
La cérémonie a débuté par le mot de bienvenue du Secrétaire Général de la HABG, M. Oumar Doh Diamouténé, qui a salué les participants au nom du Président de l’institution. Elle a été suivie de l’allocution d’ouverture du Président de la HABG, puis de la présentation de la note de cadrage par le Directeur de la Sensibilisation et de l’Éducation, M. Jacques III Achiaou.
Un exposé liminaire sur les enjeux et défis de la protection des lanceurs d’alerte a également été présenté par l’Expert-Consultant, M. Jimmy Kandé, apportant un éclairage technique et stratégique sur les mécanismes de protection et les bonnes pratiques en la matière.
Dans son intervention, le Président de la HABG a exprimé sa reconnaissance à l’ensemble des partenaires nationaux, aux représentants des ministères, des institutions, ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers, à la société civile et aux professionnels des médias pour leur présence et leur engagement.
Il a souligné que la question de la protection des lanceurs d’alerte constitue un enjeu majeur dans la lutte contre la corruption et dans le renforcement de la gouvernance. « Notre pays dispose déjà d’outils importants, notamment une ordonnance, une stratégie nationale et une plateforme de dénonciation. Toutefois, la question de la protection des lanceurs d’alerte demeure un maillon essentiel à renforcer », a-t-il indiqué.
Le Président Zoro Bi Ballo Épiphane a relevé qu’en dépit de l’existence de dispositifs de protection des victimes, témoins et dénonciateurs dans le cadre judiciaire, ces mécanismes interviennent souvent après la saisine de la justice. Or, dans la pratique, les signalements interviennent en amont, dans les administrations, les entreprises ou les organisations, exposant ainsi les lanceurs d’alerte à divers risques de représailles.
« Dès lors, la question centrale est de savoir ce qui protège réellement le lanceur d’alerte dans l’exercice de son acte citoyen », a-t-il interrogé.
Cet atelier s’inscrit donc dans une dynamique visant à combler ce vide juridique, en posant les bases d’un cadre légal et opérationnel adapté, à même de garantir la protection des lanceurs d’alerte et de renforcer les mécanismes de prévention et de détection de la corruption en Côte d’Ivoire.